Gallimard

  • Catalogue de l'exposition « Ex Africa » qui vise à montrer et à faire comprendre les relations qui existent aujourd'hui et depuis la fin du XXe siècle entre les arts contemporains et les arts africains anciens. Il s'agit d'en finir avec la notion de primitivisme telle qu'elle était énoncée en 1984 dans l'exposition « Primitivism » au MoMA et de montrer que les idées et les formes propres à ces arts sont aujourd'hui plus vivantes que jamais.

  • Le XIXe  siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles. Si les grands voyages d'exploration témoignent de la diversité du monde et de la variété des espèces vivantes, la géologie dévoile l'inimaginable antiquité de la terre, et l'étude des fossiles révèle les prémices de la vie et l'existence d'espèces disparues, dont les dinosaures. La découverte de l'homme préhistorique questionne tout autant : comment le représenter ? Qui était le premier artiste ? Dans la seconde moitié du siècle, Darwin et ses adeptes interrogent les origines de l'homme, sa place dans la Nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Ce bouleversement dans les sciences, ainsi que les débats publics qui traversent le siècle, in?uencent profondément les artistes. L'esthétique symboliste de la métamorphose se peuple alors de monstres et d'hybrides. L'in?niment petit, la botanique et les profondeurs océaniques inspirent les arts décoratifs. À la croisée des sciences et des arts, cet ouvrage confronte les principaux jalons des découvertes scienti?ques avec leur parallèle dans l'imaginaire.

  • Ce livre revisite de fond en comble le genre de la nature morte comme lieu idéal du dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre présent et passé. Il invite à repenser l'histoire et la géographie de la représentation des choses : il remonte à la Préhistoire et ouvre des frontières sur d'autres contrées que l'Europe et les États-Unis. Il établit des correspondances entre les arts contemporains et les arts anciens en montrant de quelle manière les choses représentées par les artistes sont un bon observatoire des sensibilités.Cet essai est aussi une histoire de la tension entre l'abondance et son contraire, entre l'être et l'avoir depuis que l'on accumule des vivres, des outils, des armes, des proies, des vêtements, des parures, des choses désirables. Il est fondé sur l'observation des oeuvres d'art des peintres, sculpteurs, photographes et cinéastes (anonymes, Piraïkos, Mu Qi, Aertsen, Spoerri, Gupta, Tati, Tarkovski...) et sur la pensée des savants (Philostrate, Marx, Weber, Sterling, Barthes, Latour, Appadurai...) - et est traversé par l'esprit des poètes et des écrivains (Montaigne, Deubel, Baudelaire, Hugo, Michaux, Ponge, Perec...).

  • Première rétrospective en France consacrée à Araki, l'un des plus grands maîtres de la photographie contemporaine japonaise, l'exposition retrace quelque cinquante années de travail d'Araki, de la série «Théâtre de l'amour» (1965) à des oeuvres inédites, dont l'installation «Tokyo-Tombeau» (2015), spécialement réalisée par l'artiste pour cette présentation au MNAAG. Nobuyoshi Araki, né à Tokyo en 1940, a publié au cours de sa carrière plus de cinq cents livres de photographies, ce qui fait de cet artiste le plus prolifique des photographes. Sa notoriété mondiale a souvent reposé sur l'érotisme de son art, et notamment sur les séries sulfureuses consacrées à l'art du kinbaku (bondage japonais né de l'art martial traditionnel du ligotage, le hojojutsu). La photographie d'Araki est cependant plus riche et plus complexe que ce seul chapitre, et l'exposition veut montrer la profondeur, l'ampleur et la poésie de son oeuvre. Ainsi, à travers un parcours en chapitres thématiques, nous sont présentées les séries consacrées aux fleurs, à Tokyo, à l'histoire d'amour passionnelle d'Araki avec son épouse Yoko ; des ciels de Tokyo, motif qu'Araki photographie chaque jour depuis plus de vingt-cinq ans ; et des extraits de son «journal intime photographié».

  • Dans un article paru en 1999 dans Le Débat, Nathalie Heinich proposait de considérer lart contemporain comme un genre de lart, différent de lart moderne comme de lart classique. Il sagissait den bien marquer la spécificité un jeu sur les frontières ontologiques de lart tout en accueillant la pluralité des définitions de lart susceptibles de coexister. Quinze ans après, la "querelle de lart contemporain" nest pas éteinte, stimulée par lexplosion des prix, la spectacularisation des propositions et le soutien dinstitutions renommées, comme lillustrent les "installations" controversées à Versailles.
    Dans ce nouveau livre, l'auteur pousse le raisonnement à son terme : plus quun "genre" artistique, lart contemporain fonctionne comme un nouveau paradigme, autrement dit "une structuration générale des conceptions admises à un moment du temps", un modèle inconscient qui formate le sens de la normalité.
    Nathalie Heinich peut dès lors scruter en sociologue les modalités de cette révolution artistique dans le fonctionnement interne du monde de lart : critères dacceptabilité, fabrication et circulation des uvres, statut des artistes, rôle des intermédiaires et des institutions... Une installation, une performance, une vidéo sont étrangères aux paradigmes classique comme moderne, faisant de lart contemporain un objet de choix pour une investigation sociologique raisonnée, à distance aussi bien des discours de ses partisans que de ceux de ses détracteurs.

  • " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. En couvrant les cinq continents, La Préhistoire donne à comprendre la dimension universelle de l'art préhistorique, sa continuité temporelle parcourant quelque 40000 ans et sa fonction symbolique et identitaire pour les sociétés de la Préhistoire. Grottes magdaléniennes de Lascaux et d'Altamira, Vénus gravettiennes de Willendorf et de Kostienki, peintures néolithiques d'Algérie, art rupestre des Bochimans d'Afrique du Sud, scènes préhistoriques d'Inde, art sacré aborigène d'Australie, signes et animaux paléoindiens du Brésil... en une infinité de formes artistiques, conçues dans les replis rocheux ou surgies de la pierre et de l'os, l'Homme de la Préhistoire formule sa propre vision de son univers. Le texte d'origine de Denis Vialou, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à l'auteur, professeur et directeur de recherche au Muséum national d'histoire naturelle.

  • Taxidermie

    Alexis Turner

    Des musées d'histoire naturelle aux trophées de chasse et aux oeuvres d'artistes contemporains, les animaux naturalisés exercent une étonnante fascination, tant leur présence rappelle celle du monde vivant. Sous le titre de Taxidermie , ce livre montre pour la première fois les plus belles réalisations de « l'art de préparer, naturaliser et monter les dépouilles de façon à recréer une sensation de vie ». Spectaculaire hommage à la beauté des formes animales, mais aussi à ces collectionneurs qui en ont fait un élément, souvent insolite, toujours surprenant, de leur décor quotidien !

  • Art et télépathie : ce sont là deux termes que l'histoire de l'art moderne a rarement eu l'occasion de croiser. C'est pourtant une piste incroyablement riche et inédite pour comprendre les transformations de l'art au xxe siècle. Pour la toute première fois dans un musée, réunissant une centaine d'oeuvres convoquant une grande diversité de médias (peintures, dessins, sculptures, photographies, vidéos, films et installations), l'exposition « COSA MENTALE. Art et télépathie au xxe siècle » propose de relire l'aventure récente de l'art à partir de la fascination des artistes pour une transmission directe de la pensée et des émotions. Sous cet angle, le projet de l'avant-garde est moins de défaire le grand mensonge de la peinture (le trompe-l'oeil) que d'inventer une nouvelle relation, immédiate, entre l'artiste et le spectateur.
    Suivant un parcours chronologique allant du symbolisme à l'art conceptuel, « COSA MENTALE » retrace l'histoire d'une utopie trop méconnue et pourtant majeure des avantgardes du xxe siècle : le devenir télépathique de l'art à l'ère de la révolution immatérielle des télécommunications. À partir des oeuvres de quelques grands artistes de la modernité, d'Edvard Munch à Vassily Kandinsky, de Joan Miró à Sigmar Polke, l'exposition montre comment ce fantasme d'une projection directe de la pensée, balayant les conventions du langage, aura un impact considérable sur la naissance des premières formes d'abstractions, mais aussi, de façon tout aussi surprenante, sur le surréalisme et son obsession pour le partage collectif de la création et la libération des automatismes.

  • Vue logique et matériel, il s?agit là d?une absurdité. Pour que les végétaux soient, il faut que la lumière soit. En revanche d?un point de vue métaphysique et moral, il s?agit là d?une vérité profonde. A quoi servirait le soleil s?il n?y avait personne pour le voir ? La Bible met le regard au centre de la Création.
    La peinture fait de même: elle peint les végétaux pour faire voir la lumière, les végétaux étant la lumière de la lumière. Les végétaux sont la lumière de la lumière comme la peinture est un regard faisant vivre le regard." Ce volume est publié à l?occasion de l?exposition de Marc Couturier "Le troisième jour", qui se tiendra au musée de la Chasse et de la Nature du 22 mai au 2 septembre 2012.

  • Ce livre est publié à l'occasion de l'exposition Y compris les animaux, peintures et dessins de Gilles Aillaud, au musée de la Chasse et de la Nature du 31 mars au 30 juin 2009.

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