Dilecta

  • APRES LA RÉTROSPECTIVE DU CENTRE POMPIDOU AU PRINTEMPS 2014, LE PALAZZO GRASSI (FONDATION FRANÇOIS PINAULT) MET L'OEUVRE DE MARTIAL RAYSSE À L'HONNEUR DANS UNE GRANDE EXPOSITION QUI OUVRIRA SES PORTES EN AVRIL 2015.
    Nouveau Réaliste en France, ami proche des artistes du pop art à New York et Los Angeles, réalisateur de films psychédéliques dans les communautés hippies au Maroc et ailleurs... Martial Raysse est l'un des artistes majeurs de la scène contemporaine. Alors que ses portraits de femmes ultracolorés des années 1960 sont devenus des icônes et que ses fresques allégoriques surprennent encore, les Éditions Dilecta publient un ouvrage présentant une sélection de ses dessins, de ses débuts à nos jours. Encore peu connues, ces oeuvres sur papier sont empreintes de la même audace et impertinence que ses peintures, auréolées d'érotisme et de mythologies actualisées. Une centaine de dessins choisis constituent cette publication, qui montre sa pratique du dessin, non comme une seule étape préparatoire à son travail de peinture, mais surtout comme des expériences plastiques, très libres, ce qui lui permet d'explorer des techniques aussi diverses que la mine graphite, le pastel ou encore l'aquarelle.

  • Debout !

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    • Dilecta
    • 11 Juillet 2018

    L'exposition « DEBOUT ! » est une proposition de la Collection Pinault qui se déploie en deux lieux réunis en un seul parcours. Au couvent des Jacobins, les oeuvres témoignent de la perception qu'ont les artistes des violences de l'histoire humaine et de la difficulté du destin individuel.
    L'être humain est marqué par cette histoire, ces histoires, et l'art nous permet de ressentir, de percevoir, mais aussi d'élaborer nos réactions et de s'en distancier. Chacune des oeuvres illustre soit un état de guerre, de destruction, de violence, soit des figures qui sont comme traversées par ces histoires. Mais en les contemplant, on comprend qu'il est toujours possible de se dresser et d'agir, de garder le sens de l'humour, d'être debout. D'où le titre de l'exposition qui exprime cette qualité humaine de pouvoir résister à (presque) tout.
    Le parcours évoque l'immigration, les conditions de travail, la colonisation. Les oeuvres évoquent les transformations imposées par le xxe siècle. Qu'en avons-nous retenu ? Avons-nous réussi à changer quelque chose ? En contrepoint du parcours présenté au couvent des Jacobins, Tatiana Trouvé propose au musée des Beaux-Arts une installation particulière autour de ses dessins de la série « Les Dessouvenus ». Cette expression bretonne désigne les personnes qui ont perdu la mémoire. L'infirmité individuelle est ici évoquée, et nous entrons dans une forêt aux multiples signes. Pour cette artiste, dessiner s'apparente à un retour sur les lieux de la pensée mais aussi à une projection de la pensée.

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