Gallimard

  • Catalogue de l'exposition « Ex Africa » qui vise à montrer et à faire comprendre les relations qui existent aujourd'hui et depuis la fin du XXe siècle entre les arts contemporains et les arts africains anciens. Il s'agit d'en finir avec la notion de primitivisme telle qu'elle était énoncée en 1984 dans l'exposition « Primitivism » au MoMA et de montrer que les idées et les formes propres à ces arts sont aujourd'hui plus vivantes que jamais.

  • Ce livre revisite de fond en comble le genre de la nature morte comme lieu idéal du dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre présent et passé. Il invite à repenser l'histoire et la géographie de la représentation des choses : il remonte à la Préhistoire et ouvre des frontières sur d'autres contrées que l'Europe et les États-Unis. Il établit des correspondances entre les arts contemporains et les arts anciens en montrant de quelle manière les choses représentées par les artistes sont un bon observatoire des sensibilités.Cet essai est aussi une histoire de la tension entre l'abondance et son contraire, entre l'être et l'avoir depuis que l'on accumule des vivres, des outils, des armes, des proies, des vêtements, des parures, des choses désirables. Il est fondé sur l'observation des oeuvres d'art des peintres, sculpteurs, photographes et cinéastes (anonymes, Piraïkos, Mu Qi, Aertsen, Spoerri, Gupta, Tati, Tarkovski...) et sur la pensée des savants (Philostrate, Marx, Weber, Sterling, Barthes, Latour, Appadurai...) - et est traversé par l'esprit des poètes et des écrivains (Montaigne, Deubel, Baudelaire, Hugo, Michaux, Ponge, Perec...).

  • Dans un article paru en 1999 dans Le Débat, Nathalie Heinich proposait de considérer lart contemporain comme un genre de lart, différent de lart moderne comme de lart classique. Il sagissait den bien marquer la spécificité un jeu sur les frontières ontologiques de lart tout en accueillant la pluralité des définitions de lart susceptibles de coexister. Quinze ans après, la "querelle de lart contemporain" nest pas éteinte, stimulée par lexplosion des prix, la spectacularisation des propositions et le soutien dinstitutions renommées, comme lillustrent les "installations" controversées à Versailles.
    Dans ce nouveau livre, l'auteur pousse le raisonnement à son terme : plus quun "genre" artistique, lart contemporain fonctionne comme un nouveau paradigme, autrement dit "une structuration générale des conceptions admises à un moment du temps", un modèle inconscient qui formate le sens de la normalité.
    Nathalie Heinich peut dès lors scruter en sociologue les modalités de cette révolution artistique dans le fonctionnement interne du monde de lart : critères dacceptabilité, fabrication et circulation des uvres, statut des artistes, rôle des intermédiaires et des institutions... Une installation, une performance, une vidéo sont étrangères aux paradigmes classique comme moderne, faisant de lart contemporain un objet de choix pour une investigation sociologique raisonnée, à distance aussi bien des discours de ses partisans que de ceux de ses détracteurs.

  • Art et télépathie : ce sont là deux termes que l'histoire de l'art moderne a rarement eu l'occasion de croiser. C'est pourtant une piste incroyablement riche et inédite pour comprendre les transformations de l'art au xxe siècle. Pour la toute première fois dans un musée, réunissant une centaine d'oeuvres convoquant une grande diversité de médias (peintures, dessins, sculptures, photographies, vidéos, films et installations), l'exposition « COSA MENTALE. Art et télépathie au xxe siècle » propose de relire l'aventure récente de l'art à partir de la fascination des artistes pour une transmission directe de la pensée et des émotions. Sous cet angle, le projet de l'avant-garde est moins de défaire le grand mensonge de la peinture (le trompe-l'oeil) que d'inventer une nouvelle relation, immédiate, entre l'artiste et le spectateur.
    Suivant un parcours chronologique allant du symbolisme à l'art conceptuel, « COSA MENTALE » retrace l'histoire d'une utopie trop méconnue et pourtant majeure des avantgardes du xxe siècle : le devenir télépathique de l'art à l'ère de la révolution immatérielle des télécommunications. À partir des oeuvres de quelques grands artistes de la modernité, d'Edvard Munch à Vassily Kandinsky, de Joan Miró à Sigmar Polke, l'exposition montre comment ce fantasme d'une projection directe de la pensée, balayant les conventions du langage, aura un impact considérable sur la naissance des premières formes d'abstractions, mais aussi, de façon tout aussi surprenante, sur le surréalisme et son obsession pour le partage collectif de la création et la libération des automatismes.

  • Vue logique et matériel, il s?agit là d?une absurdité. Pour que les végétaux soient, il faut que la lumière soit. En revanche d?un point de vue métaphysique et moral, il s?agit là d?une vérité profonde. A quoi servirait le soleil s?il n?y avait personne pour le voir ? La Bible met le regard au centre de la Création.
    La peinture fait de même: elle peint les végétaux pour faire voir la lumière, les végétaux étant la lumière de la lumière. Les végétaux sont la lumière de la lumière comme la peinture est un regard faisant vivre le regard." Ce volume est publié à l?occasion de l?exposition de Marc Couturier "Le troisième jour", qui se tiendra au musée de la Chasse et de la Nature du 22 mai au 2 septembre 2012.

  • Ce livre est publié à l'occasion de l'exposition Y compris les animaux, peintures et dessins de Gilles Aillaud, au musée de la Chasse et de la Nature du 31 mars au 30 juin 2009.

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