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  • Aux États-Unis, Georgia O'Keeffe (1887-1986) a acquis un statut quasi-légendaire et demeure la plus célébrée et reconnue des peintres américaines. Cet automne, le Centre Pompidou présentera la première exposition rétrospective française de l'oeuvre de O'Keeffe, réalisée en collaboration avec le Musée Thyssen de Madrid, la Fondation Beyeler de Bâle et le Musée Georgia O'Keeffe de Santa Fe.

  • Histoire de l'art

    Ernst Hans Gombrich

    • Phaidon
    • 26 Octobre 2006

    "Depuis plus d'un demi-siècle, Histoire de l'art de Ernst Gombrich est l'une des meilleures introductions à l'art jamais écrite.
    Ce succès est sans conteste dû au talent de Gombrich à transmettre dans un langage simple sa parfaite connaissance de l'histoire de l'art. Des grottes de Lascaux à Kandinsky en passant par l'art antique et médiéval, les idées et courants abordés par l'auteur s'enchaînent subtilement de façon chronologique en s'appuyant sur des exemples d'origines géographiques variées empruntés à la peinture, l'architecture et la sculpture. Pratique et élégante, cette édition de poche contribue une fois de plus à rendre l'histoire de l'art accessible au plus grand nombre de curieux, néophytes ou amateurs. Né à Vienne en 1909, Sir Ernst H. Gombrich (1909-2001) s'installe à Londres en 1936 ; il fut directeur de l'Institut et professeur d'histoire de l'art au Warburg Institute (université de Londres) de 1959 à 1976. Ses ouvrages ont été traduits dans plus de trente langues et nombre d'entre eux sont devenus des classiques parmi lesquels L'art et l'Illusion, Méditations sur un cheval de bois, et La Préférence pour le primitif.
    "

  • Contrairement aux idées reçues, l'artiste contemporain s'inspire volontiers des chefs-d'oeuvre du passé. Avec ce livre, Élisabeth Couturier effectue une passionnante traversée de l'histoire de l'art, repérant dans une oeuvre actuelle une reprise, un clin d'oeil, une citation effectuée vis-à-vis d'un maître ancien. L'artiste d'aujourd'hui continue ainsi à tisser le fil rouge qui relie les créateurs d'une génération à l'autre, et cela donne lieu à des confrontations visuelles inédites et étonnantes.

  • L'exposition « Elles font l'abstraction » ambitionne d'écrire l'histoire des apports des artistes femmes à l'abstraction au XXème siècle, avec quelques incursions inédites dans le XIXème siècle.
    La plupart des expositions dévolues à l'histoire de l'art abstrait ont souvent minoré le rôle fondamental joué par les femmes dans le développement de cette tendance. Les dernières recherches qu'illustrent les nombreuses monographies et expositions thématiques récentes, permettent de réévaluer aujourd'hui l'importance de leur contribution, tout en questionnant les vieux schémas historiques.
    En se concentrant sur les parcours de ces artistes parfois injustement éclipsées, l'exposition propose d'écrire une autre histoire de l'art, élargie à la danse, aux arts appliqués, à la photographie, au cinéma et aux arts performatifs. Loin d'une simple compilation, l'exposition met en évidence les tournants décisifs qui ont marqué cette évolution, en évoquant aussi bien les recherches entreprises par les artistes, individuellement ou en groupe, que les expositions fondatrices.

  • De juin à novembre 2020, la Fondation Cartier pour l'art contemporain présentera une exposition dédiée à la toute dernière série de peintures de Damien Hirst, «Cherry Blossoms». Commencée en 2018, la série «Cherry Blossoms» s'inscrit dans la lignée de nombreuses autres séries de l'artiste composées de points colorés, comme «Spot Paintings» (1986-2011), «Visual Candy» (1993-1995), «Colour Spaces Paintings» (2016) et «Veil Paintings» (2017). À la fois détournement et hommage à l'art pictural des XIXe et XXe siècles, elle marque également le retour de l'artiste à l'atelier et explore, toujours dans une démarche conceptuelle, la question de la beauté en peinture, de la couleur et de l'excès.

  • Publié pour la première fois en 1994 et régulièrement réédité et enrichi depuis, Des histoires vraies revient cette année pour la septième fois augmenté de six récits inédits. Sophie Calle continue à nous raconter ses histoires, dans un langage précis et sobre, avec le souci du motjuste. Tantôt légères et drôles, tantôt sérieuses, dramatiques ou cruelles, ces histoires vraies, toutes accompagnées d'une image, livrent dans un work in progress les fragments d'une vie.

  • Découvrez une sélection des plus inspirantes oeuvres d'art au monde - chacune de ces créations est unique, liée à son lieu et à son environnement, si singulières qu'elles sont devenues des destinations à part entière, l'auteur, Amy Dempsey, parle de « Destination Art ». Le voyage vers les sites fait partie de l'aventure car ces oeuvres d'art se trouvent dans les contrées les plus diverses : déserts, forêts, rivières et mers, dans les champs et au sommet des montagnes, dans les villes fantômes, les réserves naturelles, les anciens sites industriels, les carrières et les monastères. Elles sont aussi parfois des joyaux cachés au coeur des villes ou des jardins d'artistes. Depuis Spiral Jetty de Robert Smithson sur le Great Salt Lake dans l'Utah (États-Unis) à la Closerie Falbala de Jean Dubuffet à Périgny-sur-Yerres, Amy Dempsey guide les lecteurs avec expertise à travers les oeuvres d'art in-situ de par le monde. Cet ouvrage comprend également toutes les informations sur leur histoire et leur localisation ainsi qu'une carte et une chronologie pour tout comprendre de l'évolution des oeuvres d'art dans le paysage.

  • Peut-on imaginer aujourd'hui le château de Versailles et ses jardins grouillant de vie animale ? Et pourtant les animaux de compagnie se comptaient par dizaines dans les appartements des princes, et jusqu'aux antichambres des rois, encombrées de niches : braques, épagneuls, carlins, singes vervets, chats angoras, aras et perruches ; la ménagerie abritait les animaux les plus rares, du coati au couagga, du casoar à la grue couronnée, que l'on surnommait l'« oiseau royal » ; le gibier était abondant dans le petit et le grand parc ; 2 000 chevaux logeaient à la petite et à la grande écurie, 300 chiens de chasse dans le grand chenil...
    L'ouvrage a pour ambition de faire revivre ce bestiaire, et de faire redécouvrir les hauts lieux de la vie animale versaillaise. Ainsi le merveilleux bosquet du Labyrinthe est évoqué par les fragments subsistants de ses fontaines sur le thème des fables d'Esope. Le décor du salon octogone de la ménagerie est lui aussi restitué.
    Les animaux eux-mêmes reviennent en foule à Versailles, car ils n'ont pas disparu sans laisser de traces : les meilleurs peintres du roi, de Bernaerts et Le Brun à Desportes et Oudry, ont fait les portraits des animaux exotiques, sauvages et familiers.
    Ils étaient tissés à la manufacture des Gobelins, mais aussi disséqués, gravés puis naturalisés à l'académie des Sciences et au Jardin du roi. On découvre ainsi le squelette du premier éléphant de Versailles, une éléphante offerte à Louis XIV par le roi du Portugal, qui vécut treize années à Versailles. Les chiens préférés des rois avaient aussi droit à leurs portraits avec leurs noms inscrits en lettres d'or : on fait connaissance avec Misse, Turlu, Tane, Blonde, Diane, Merluzine, Hermine et Cocoq... et même avec le Général, chat de Louis XV, portraituré par Oudry. Enfin on apprend la farouche résistance versaillaise à la théorie cartésienne des animaux-machines : dans le palais des rois de France, on n'a jamais douté que les animaux avaient une âme !

  • L'oeuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude, après 60 ans de préparation En 1961, trois ans après avoir rencontré Jeanne-Claude à Paris, Christo dessinait un projet pharaonique qui envelopperait un des monuments les plus emblématiques de la ville. 60 années, 25.000 mètres carrés de toile recyclable et 3.000 mètres de corde plus tard, la vision des deux artistes devient enfin réalité. Découvrez leur installation posthume avec ce livre qui réunit photos, croquis et une histoire de l'élaboration du projet.
    Comme la plupart des créations de Christo et Jeanne-Claude, L'Arc de Triomphe, Wrapped sera éphémère, seulement présentée pendant 16 jours, du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021. En étroite collaboration avec le Centre des Monuments nationaux, le bâtiment historique sera emballé dans une toile en polypropylene recyclable bleu argenté grâce à des cordes recyclables rouges. Ce projet est la réalisation posthume d'un rêve de très longue date commun à Christo et Jeanne-Claude, qui dessinèrent les premiers plans pour emballer l'Arc de Triomphe en 1961, alors qu'ils louaient une petite chambre près du célèbre monument.
    Publié en guise d'hommage aux artistes défunts et à une vie de collaboration entre eux, ce livre rassemble des croquis originaux, des données techniques et des photos exclusives, pour donner à voir les coulisses et la genèse de cette oeuvre prodigieuse.
    «Je n'aurais jamais pensé que cela arriverait un jour... mais je veux que vous sachiez que nombre de ces projets peuvent être construits sans moi. Tout est déjà sur le papier.» - Christo.
    À propos de l'artiste:
    Les artistes Christo et Jeanne-Claude ont commencé à travailler ensemble en 1961 et ont vécu à New York à partir de 1964. Jeanne-Claude s'est éteinte en 2009, Christo s'est éteint en 2020. Leurs projets à grande échelle comprennent: Wrapped Coast, Australie, 1968-69; Valley Curtain, Grand Hogback, Rifle, Colorado, 1970-72; Running Fence, comtés de Sonoma et Marin, Californie, 1972-76; Surrounded Islands, Biscayne Bay, Greater Miami, Floride, 1980-83; The Pont Neuf Wrapped, Paris, 1975-85; The Umbrellas, Japon-États-Unis, 1984-91; Le Reichstag empaqueté, Berlin, 1971-95;
    Wrapped Trees, Riehen, Suisse, 1997-98, The Gates, Central Park, New York, 1979-2005, The Floating Piers, lac d'Iseo, Italie, 2014-16 et The London Mastaba, Serpentine Lake, Hyde Park, 2016-18. L'oeuvre L'Arc de Triomphe Empaqueté, Projet pour Paris sera en place pendant 16 jours, du 18 septembre au 3 octobre 2021.

  • Entre 2016 et 2020, l'artiste brésilien Luiz Zerbini a composé un répertoire végétal hors du commun : à partir de feuilles, de fleurs et de branches trouvées en ville ou au coeur même de la nature, il a conçu plus de 300 monotypes, estampes uniques obtenues par un procédé non reproductible. Offrant au regard des formes et des couleurs étonnantes, entre figuration et abstraction, cette série exceptionnelle est pour la première fois réunie par la Fondation Cartier pour l'art contemporain dans un ouvrage au format généreux. La beauté, l'architecture et la diversité de la flore tropicale combleront les amoureux de la nature et les admirateurs du travail de l'artiste. Avec des textes d'Emanuele Coccia et Stefano Mancuso.

  • Catalogue de l'exposition « Ex Africa » qui vise à montrer et à faire comprendre les relations qui existent aujourd'hui et depuis la fin du XXe siècle entre les arts contemporains et les arts africains anciens. Il s'agit d'en finir avec la notion de primitivisme telle qu'elle était énoncée en 1984 dans l'exposition « Primitivism » au MoMA et de montrer que les idées et les formes propres à ces arts sont aujourd'hui plus vivantes que jamais.

  • 400 femmes artistes

    Collectif

    • Phaidon
    • 3 Octobre 2019

    Cinq siècles de créativité féminine révélés par plus de 400 oeuvres d'arts fascinantes réunies dans un ouvrage de référence.
    Cet ouvrage est le plus complet et le plus illustré jamais publié sur les femmes artistes. 400 Femmes artistes reflète une époque où l'art réalisé par les femmes occupe une place plus importante que jamais. Dans les musées, les galeries et sur le marché de l'art, les artistes d'hier et d'aujourd'hui, jusque-là négligées, sont enfin reconnues et appréciées à leur juste valeur. Présentant plus de 400 artistes, chacune à travers une de ses oeuvres clé et un court texte, ce volume essentiel dévoile une histoire parallèle, mais tout aussi fascinante de l'art sur une période caractérisée par une immense diversité d'expressions.

  • « L'Art est une démonstration dont la nature est la preuve » George Sand.
    Depuis plusieurs décennies, les artistes s'emparent d'enjeux sociétaux et environnementaux comme la transition écologique. Chacun à leur manière, ils alertent, mobilisent et explorent des solutions artistiques pour renouer avec la nature. Peinture, photographie, sculpture, architecture : à chaque discipline ses techniques et son pouvoir propre pour marquer l'imaginaire collectif et agir pour l'environnement.

  • Des objets incongrus, des gestes excentriques, mais aussi des photographies, des vidéos et des peintures de facture traditionnelle, voilà ce qui constitue l'art contemporain. Quelquefois, ces oeuvres étonnent ou choquent. Elles suscitent en même temps la curiosité, au point de s'y perdre un peu. Aussi, pour qui s'aventure dans le monde de l'art, l'auteure de ce livre fournit des repères et suggère quelques pistes de réflexion. Depuis quand l'art « moderne » est-il devenu « contemporain » ? Pourquoi les artistes ont-ils voulu transformer le rapport des spectateurs avec les oeuvres ? Et quand les frontières avec la mode, l'architecture ou même des objets rituels deviennent floues, peut-on encore faire entrer cet art dans une définition ?

    Ce livre révèle en quoi l'art contemporain est avant tout un espace ouvert, une aire de liberté pour penser et agir différemment quand les idéologies et les systèmes philosophiques qui nous guident sont en crise.

  • L'ardeur subversive de Duchamp s'est portée dès 1913 contre le langage. Il n'entreprend pas comme Tzara, Hausmann ou Schwitters de revenir aux sources mêmes du langage, aux phonèmes élémentaires sensibles à l'oreille, mais plutôt, suivant une démarche très rimbaldienne, de donner à chaque mot, à chaque lettre, une valeur sémantique arbitraire.

  • Catalogue officiel de l'exposition Cindy Sherman à la Fondation Vuitton du 2 avril au 31 août 2020. Du milieu des années 1970 à nos jours, Cindy Sherman a produit une oeuvre photographique quasi intégralement consacrée au portrait, sans jamais recourir à d'autres modèles qu'elle-même. Paradoxalement, c'est en disparaissant derrière ses masques et ses costumes que Cindy Sherman est devenue une icône, bousculant l'idée même d'identité et les frontières entre réalité et fiction. Publié à l'occasion de la rétrospective de Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton, et préfacé par Suzanne Pagé, cet ouvrage réunit des essais de Marie Darrieussecq, de Gérard Wajcman, de Ludovic Delalande ainsi que des commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac et Olivier Michelon. Ici reproduites, les quelque cent soixante-dix oeuvres présentées dans l'exposition sont accompagnées de commentaires qui les replacent dans le développement d'une oeuvre considérée, à juste titre, comme capitale dans l'histoire de l'art de ces cinquante dernières années.

  • Ce n'est qu'en 1976, plus d'un siècle après son invention par Louis Ducos du Hauron, que la photographie en couleur accède officiellement au statut d'oeuvre d'art avec l'exposition de William Eggleston au MoMA. Cette consé­cration intervient alors qu'autour de lui, à New York, Ernst Haas ou Saul Leiter utilisent la couleur déjà depuis plusieurs décennies.

    En Europe, où règne aussi l'exclusivité artistique du noir et blanc, l'Italien Luigi Ghirri, dans les années 1970, et le Français John Batho, dès 1963, s'engagent dans la couleur. « Je voulais savoir, déclare ce dernier, ce que la photographie pouvait avoir à dire au sujet de la couleur. »

  • L'exposition Jeff Koons Mucem. OEuvres de la collection Pinault, conçue en étroite collaboration avec l'artiste américain, présentera à Marseille certaines de ses oeuvres les plus célèbres, et explorera la relation entre ces oeuvres et les objets du quotidien, photographies et documents de la collection du Mucem, référence dans le domaine des arts populaires.

  • Que disent les oeuvres d'art et que représentent-elles ? Est-il possible que, sous ce que voient nos yeux, l'artiste ait dissimulé un message caché ? Dans le très vaste répertoire des symboles du passé, les peintres ont puisé images et codes de représentation, dont la clef de lecture est souvent perdue. Ces codes font partie intégrante de la structure de l'oeuvre, et le spectateur, s'il ne les connaît pas, n'est pas en mesure de reconnaître ce que les images racontent ni la signification dont elles sont porteuses.
    Le présent volume veut offrir aux lecteurs d'aujourd'hui et aux visiteurs des expositions et des musées un instrument pour s'orienter dans le monde des images et apprendre à déchiffrer le sens caché de tableaux célèbres. Comme une telle matière interdit par nature une interprétation univoque et définitive, nous proposons quelques clefs d'interprétation des différentes oeuvres, sans avoir la prétention d'épuiser, en de simples et brèves explications iconographiques, l'étendue et la complexité de leurs références et des sujets qu'elles traitent.
    Cet ouvrage est organisé en quatre sections thématiques : la première, " Symboles du temps " , est consacrée à la manière d'exprimer la conception de la temporalité aux différentes époques de l'histoire européenne, et elle en présente les principales personnifications symboliques ; la deuxième section, " Symboles de l'homme " , illustre quelques archétypes de l'imaginaire culturel et anthropologique de l'humanité tirés des traditions religieuses et philosophiques de l'Occident ; la troisième section, " Symboles de l'espace " , se propose de faire découvrir au lecteur des lieux " magiques " du monde qui l'entoure ; et la quatrième section, intitulée " Allégories " , s'attache aux principaux thèmes iconographiques de l'histoire de l'art.
    Dans les annexes, sont présentées les sources littéraires, philosophiques, religieuses et iconographiques dont se sont inspirés les artistes ou les intellectuels qui guidaient ceux-ci dans la composition de leurs oeuvres, ainsi qu'une bibliographie essentielle, permettant ainsi au lecteur d'approfondir la connaissance de ce monde fascinant et riche de nombreuses surprises captivantes.

  • Histoire de l'art des jardins et des créations qui y sont liées à travers la présentation d'oeuvres diverses : peintures, sculptures, photographies, dessins et installations.

  • Dans Pour une esthétique de l'émancipation, Isabelle Alfonsi emprunte à la philosophe Geneviève Fraisse le concept de « lignée » et exhume des pratiques artistiques du passé, afin de faire émerger une lecture féministe et queer de l'art contemporain. Ce texte cherche à montrer comment l'écriture de l'Histoire de l'art avec un grand H a minoré l'importance des engagements affectifs des artistes, rendant ainsi inopérante la portée politique de leurs oeuvres. Les pratiques de Claude Cahun ou Michel Journiac sont ainsi replacées dans le contexte du militantisme de défense des droits des homosexuel-le-s de leurs époques respectives. L'histoire du minimalisme états-unien est revisitée à travers ses figures les plus périphériques afin de lire Lynda Benglis et ses productions des années 1970 comme les premières représentations d'un féminisme pro-sexe, comprendre Lucy Lippard à travers le prisme de la formation d'une critique sociale radicale et féministe ou encore de voir l'expression de subjectivités féminines dans les recherches filmiques d'Yvonne Rainer. Isabelle Alfonsi entend ainsi participer à l'écriture d'histoires de l'art plurielles, incarnées et affectives, et met l'accent sur l'importance du contexte social, politique et personnel dans l'interprétation des oeuvres.

  • Ce catalogue est publié à l'occasion de l'exposition "Au-delà de la couleur. Le noir et le blanc dans la Collection Pinault" qui se tiendra à Rennes au couvent des Jacobins du 25 juin au 13 septembre 2020. Le blanc et le noir ne sont pas à proprement parler des couleurs qui procèdent - Isaac Newton en a fait la première théorie scientifique - de la diffraction de la lumière telle qu'on peut la constater dans un arc-en-ciel ou un prisme.
    Le blanc résulte du "mélange de toutes les couleurs" et le noir de leurs absences. Pourtant, le blanc et le noir sont culturellement des couleurs, au même titre que le rouge, le bleu ou le jaune. Elles ont une histoire, une mémoire et sont porteuses d'émotions. Dans la symbolique héraldique, elles sont désignées par les mots "argent" pour le blanc et "sable" pour le noir, ces couleurs qu'on retrouve dans le Gwenn-ha-Du breton, dans les armoiries de la ville de Rennes et dans celles de l'ordre des Jacobins.
    Artistes : Adel Abdessemed ; Richard Avedon ; Troy Brauntuch ; Daniel Buren ; Henri Cartier Bresson ; Maurizio Cattelan ; Tacita Dean ; Raymond Depardon ; Mark Grotjahn ; Subodh Gupta ; Damien Hirst ; Jeff Koons ; Bertrand Lavier ; Annie Leibovitz ; Paul Mccarthy ; François Morellet ; David Nash ; Paulo Nazareth ; Roman Opalka ; Giulio Paolini ; Yan Pei-Ming ; Irving Penn ; Man Ray ; Bridget Riley ; Pierre Soulages ; Rudolf Stingel ; Hiroshi Sugimoto ; Antoni Tápies ; Franz West ; Christopher Wool...

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