Nicolas Chaudun

  • C'est un vibrant hommage au talent d'un conservateur et d'un collectionneur que rendent cet ouvrage et l'exposition qui l'accompagne. Georges de Lastic (1927-1988) appartenait à cette génération qui portait le connoisseurship à son plus haut niveau et fut un exceptionnel redécouvreur des peintres des XVIIe et XVIIIe siècles. Nommé en 1955 conservateur du musée de la Vénerie à Senlis, puis en 1962 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris, il se consacre à la mise en scène de peintures animalières et plus particulièrement celles du peintre des chasses royales, Desportes, qu'il connaissait si bien. Ces lieux sont alors d'importants chantiers muséographiques où son talent de décorateur trouvera à s'exercer. Cherchant à recréer l'atmosphère d'une maison particulière, il privilégie une ambiance chaleureuse avec un accrochage dense et des cimaises colorées. Parallèlement, il enrichit les collections grâce à des dépôts de l'État et à des achats judicieux. Héritier en 1970 du château de Parentignat, son " petit Versailles auvergnat ", il se consacre à la rénovation de cette imposante demeure qui devient l'écrin de sa collection personnelle dont il expose également les fleurons dans son appartement parisien du quai de Bourbon. Familier des Puces, des salles de ventes et des marchands, Georges de Lastic parvient à réunir un admirable ensemble de portraits de Nicolas de Largillierre, Pierre Mignard et Hyacinthe Rigaud, de tableaux animaliers de François Desportes, de natures mortes de Meiffren Conte et Jean-Baptiste Oudry. L'exposition, présentée conjointement à Senlis et Paris, sera ensuite proposée sous une forme différente au musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand.

  • C'est un vibrant hommage au talent d'un conservateur et collectionneur éblouissant que rendent cette exposition et cet ouvrage. Appartenant à la génération du connoisseurship porté à son plus haut niveau, Georges de Lastic fut un exceptionnel redécouvreur des peintres des xviie et xviiie siècles. Sa nomination en 1955 au poste de conservateur du musée de la Vénerie à Senlis, puis en 1962 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris comble sa passion pour les peintres animaliers et les arts dérivés de la chasse. Ces lieux sont alors de véritables chantiers muséographiques et lui permettent d'exprimer son grand talent de décorateur. Cherchant à recréer l'atmosphère d'une maison particulière, il privilégie les ambiances chaleureuses avec des accrochages denses sur des cimaises colorées. Parallèlement, il enrichit les collections grâce à des dépôts de l'État et à des achats judicieux.
    Héritier en 1970 du château de Parentignat, son « petit Versailles auvergnat », il se consacre à la rénovation de cette imposante demeure qui devient l'écrin de sa collection personnelle dont il expose aussi des fleurons dans son appartement parisien du quai de Bourbon. Familier des Puces, des salles de ventes et des marchands, il acquiert des oeuvres majeures, en particulier des portraits de Hyacinthe Rigaud, Jean-François de Troy, Pierre Mignard et Nicolas de Largillierre, des tableaux de chasse et des nature mortes de François Desportes et de Jean-Baptiste Oudry, des éléments de décor comme les panneaux de l'hôtel Lambert par Eustache Le Sueur.

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