Sciences & Techniques

  • Le vivant a-t-il une valeur en soi ? La nature est-elle libre ? Qu'est-ce que la crise écologique ? Qu'est-ce que la «nature humaine» ?

    Depuis un demi-siècle environ, les humanités écologiques recomposent les relations entre nature et culture, homme et animal, éthique et biologie, connaissance et imagination. Sur ces grands enjeux politiques et moraux de notre époque, qui mobilisent les jeunes générations, ce manuel assemble des textes clefs, des autrices et des auteurs, des questions structurantes - mais présente aussi des lignes de faille et de débat.

    Ce manuel repose sur une conviction simple : l'écologie n'est pas une nouvelle thématique qui s'ajoute aux autres - mais elle affecte l'intégralité des notions philosophiques et des enjeux de notre temps.

  • Comment sommes-nous devenus humains ? Si la question de l'origine de l'Homme fascine le grand public, et souvent les chercheurs eux-mêmes, celle de l'évolution humaine et de ses processus est méconnue. Mais aussi cruciale pour la connaissance de notre espèce que l'apparition des « premiers Hommes » est la longue histoire du développement des traits qui nous caractérisent, la culture et le langage au premier chef.

    Comment les « arbres » de l'évolution humaine sont-ils construits ? Comment les nombreuses espèces d'Hominines connues sont-elles définies et situées sur leurs rameaux ? Comment la génétique des populations et la biologie moléculaire s'accordent-elles avec les conclusions tirées de l'étude des fossiles ? Comment penser l'articulation de l'évolution biologique et du devenir culturel ? Les transformations du cerveau éclairent-elles l'émergence de la cognition humaine, et celle du langage ? Quelle place les « scénarios d'hominisation » donnent-ils à la femme dans l'histoire du devenir humain ? Comment, enfin, concevoir l'« exception humaine » dans l'histoire du vivant ?

    Ce livre s'attache à dévoiler les concepts, les présupposés et les implications des sciences de l'évolution humaine aujourd'hui. Il éclaire ainsi la question - qui résume toutes les interrogations philosophiques : qu'est-ce que l'Homme ?

  • L'histoire de la vie des animaux depuis 600 millions d'années.

    À travers cent espèces emblématiques, le Grand Atlas de l'évolution retrace l'histoire de la vie sur Terre. Émerveillez-vous devant l'étrange aspect d'Hallucigenia et d'Opabinia, de petites créatures marines qui vivaient à l'aube de la complexité animale ; l'incroyable gabarit de Meganeura, une libellule de la taille d'un oiseau datant du Carbonifère ; le plus ancien insecte pollinisateur connu : le coléoptère Angimordella qui côtoyait les dinosaures; ou encore l'extraordinaire Ambulocetus, un ancêtre des baleines aux allures de crocodile à fourrure.

    Venez découvrir nos propres ancêtres et les animaux qui ont disparu à mesure que l'humanité colonisait les continents, tels la tortue géante Megalochelys et ce marsupial quasi mythique qu'est Diprotodon. Enfin, retrouvez l'époque actuelle avec des espècesplus familières mais aujourd'hui éteintes ou, à l'inverse, des espèces Lazare que l'oncroyait disparues mais qui ont finalement survécu.

    Un livre magnifiquement illustré, avec des interprétations d'artiste, des photographies de fossiles, de fouilles et de dessins scientifiques.

  • On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des « stratagèmes » pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement « jouir » les orchidées.
    Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de l'« involution ». Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au « néodarwinisme », ou théorie du « gène égoïste », pour qui la « concurrence », et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie.
    La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.

  • Dans ce livre, paru en 1963 et devenu un classique de l'éthologie, Konrad Lorenz montre que l'agression n'a en elle-même rien de pathologique ou de «mauvais». Elle est un «instinct» qui, comme beaucoup d'autres, aide à la survie des espèces. Et si le comportement agressif est parfois exagéré jusqu 'à devenir nuisible et manquer son but, l'évolution a «inventé» des mécanismes ingénieux pour diriger cette agressivité vers des voies inoffensives.
    Chez l'homme, cependant, à qui manque ce dispositif de sécurité, l'instinct d'agression semble avoir dépassé son utilité depuis que les armes modernes ont multiplié les possibilités de destruction.
    Pour l'auteur, l'étude de la conduite des animaux nous éclaire sur les dangers qui nous guettent. En se penchant avec un humour attentif sur les mariages des oies sauvages, les combats territoriaux de certains poissons ou les inhibitions quasi morales des loups, Lorenz entraîne le lecteur vers des réflexions imprévues et toujours profondes.

  • Le concept de biodiversité, aujourd'hui au coeur des préoccupations est le fruit d'une formidable aventure humaine. Depuis l'Antiquité, l'Homme explore « sa » planète. Les animaux ou les végétaux qu'il a rencontrés lors de ses expéditions ne l'ont jamais laissé indifférent. Petit à petit, son regard sur la nature a changé et il a pris conscience de l'importance de répertorier les espèces vivantes, de les étudier, puis, récemment, de les préserver.
    Cet ouvrage nous fait revivre les meilleurs moments de cette saga, depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du XIX siècle, à travers 32 récits d'expéditions et 240 illustrations couleurs originales. Le grand public y suit les captivantes aventures au bout du monde de Marco Polo, Cook, La Pérouse ou encore Darwin, et parcourt de multiples facettes biologiques de la biodiversité actuelle ou passée. Il comprend ainsi qu'un éléphant nain est à la source du mythe du cyclope ou comment le café est arrivé en Europe, découvre à quoi ressemblait la gigantesque vache de mer aujourd'hui éteinte ou quelle fut la première description d'une curiosité botanique devenue commune, la banane, ou encore, apprend quels étaient les ingrédients du chocolat originel...

  • Jakob von Uexküll est un biologiste allemand de racines estoniennes qui a été professeur de biologie à l'Université de Berlin après la Première Guerre mondiale qui avait ruiné sa famille. Von Uexküll a fait de nombreux travaux remarquables, mais il est surtout connu aujourd'hui pour sa théorie de l'Umwelt. Ce dernier terme qui veut dire environnement en allemand veut aussi dire bien autre chose sous la plume de von Uexküll puisqu'il s'agit surtout du rapport à l'environnement qui est en jeu pour lui. Le biologiste allemand considère en effet que chaque animal y a accès par l'intermédiaire de ses sens physiologiques et que ceux-ci étant différents d'une espèce à une autre, des animaux d'espèces multiples peuvent à la fois habiter un environnement différent et similaire. Ce faisant, von Uexküll introduit une notion de signification dans une biologie foncièrement mécaniste et en transforme substantiellement la pratique et la porté.
    En France, en particulier, von Uexküll a été lu par des philosophes comme Gilles Deleuze qui en ont fait grand cas mais qui l'ont pratiqué dans une traduction qui date pour le moins. Une nouvelle traduction n'était donc pas du luxe. Aujourd'hui, un courant encore minoritaire mais chaque jour plus puissant, la biosémiotique, a repris les idées de von Uexküll et les retravaille d'une façon extrêmement intéressante et inventive dans des universités comme celles de Tartu, de Copenhague ou de Prague. Mine de rien, c'est toute la question des relations homme/animal qui peut être reposée à nouveaux frais.

  • Plus de cent cinquante ans après la publication du célèbre ouvrage de Darwin, De l'origine des espèces, Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il existe bien une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros n'ont pas su résister aux cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. Notre société humaine, dans laquelle règne un esprit de compétition exacerbé, court à la catastrophe si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des puissants et de la solidarité la force des faibles. Un ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal.

  • Aldo Leopold n'est pas inconnu en France, où Aubier avait publié déjà en 1995 son Almanach d'un comté des sables. Ce recueil était constitué en grande partie du texte éponyme, qu'accompagnaient plusieurs essais. L'Almanach est un texte posthume : Leopold venait tout juste d'en apprendre la publication future lorsqu'il mourut d'une crise cardiaque le 21 avril 1948. Il avait 61 ans et laissait, outre ce dernier manuscrit, une oeuvre considérable comprenant plus de mille textes publiés et inédits, articles, essais, recherches, études. Pour l'essentiel conservés à l'Université du Wisconsin, les écrits de Leopold témoignent aussi de sa contribution essentielle à la structuration de l'écologie comme science et pratique.
    Les textes rassemblés dans ce volume conservent tous un écho aujourd'hui : la déforestation des campagnes (et la destruction des haies, maladie décidément contagieuse) ; l'érosion des terres pauvres ; la destruction des marais ; l'expansion incontrôlée des villes à des fins purement économiques (Leopold a sur le dieu Automobiliste des considérations on ne peut plus lucides) ; la disparition des zones inexplorées ; l'importance des fermiers comme gardiens et conservateurs de la terre ; la surexploitation des forêts ; la bonne gestion du gibier ; la destruction parfois ignare des mauvaises herbes (ou de ce que l'on considère à tort comme telles) et des espèces sauvages. Également au sommaire de notre Pour la santé de la terre, trois essais fondamentaux sur l'écologie de Leopold, "Quelques principes essentiels de la conservation dans le Sud Ouest des États-Unis" (1923), "Éthique de la préservation de la nature" (1933) et "Considérations biotiques sur la terre" (1939) : il y aborde les grands équilibres écologiques et les chaînes alimentaires, à la compréhension desquels il a largement contribué. Pour la santé de la terre fait aussi découvrir un autre "Almanac", celui, dédié à la conservation de la nature, qu'ont reconstitué le philosophe J. Baird Callicott et l'environnementaliste Eric T. Freyfogle, à lire dans le droit fil de L'Almanach d'un comté des sables, avec lequel il partage quelques chroniques. Et l'inclassable "Les prophètes forestiers", où Leopold s'interroge avec la douce ironie qui est l'un de ses registres favoris sur les pratiques écologiques et sylvicoles des anciens Hébreux. Avec les 14 textes, largement inédits en français rassemblés dans Pour la santé de la terre, nous espérons contribuer à la redécouverte en France d'un immense penseur et acteur de l'écologie, dont les écrits à la langue magnifique ont encore valeur d'enseignement.

  • Donner une idée des écrits de Fredrik Sjöberg est à la fois facile et très difficile. Facile parce qu'il suffit d'évoquer la prose envoûtante et mélancolique de W. G. Sebald et de dire : voici la même famille d'esprits, en plus humoristique, plus ludique, mais tout aussi fascinant et profond. Difficile, parce que, comme chez Sebald, c'est une prose inénarrable : la décrire c'est comme décrire un morceau de musique, c'est-à-dire passer à côté de l'essentiel.

    L'histoire ? Bien sûr, il y a une histoire : le narrateur, un entomologiste (comme l'auteur lui-même) commence à s'intéresser au destin d'un homme à facettes multiples : un scientifique, spécialiste des vers de terre, qui fut également historien d'art, viticulteur de renom, photographe, aquarelliste, mais aussi théosophe, ami de Strindberg et un des pionniers du mouvement écologique aux Etats-Unis. Gustaf Eisen (1847-1940) est le nom de cet étonnant personnage dont Fredrik Sjöberg raconte la vie - et en faisant cela, il raconte également la sienne propre : sa passion de collectionneur (d'insectes et de destins énigmatiques), son rapport à son travail, scientifique et littéraire, ses méditations sur la nature, sur la collecte et les collectionneurs, l'art et la science.

    Point de spéculations abstraites, il ne s'agit pas de bâtir un système ; des histoires drôles, des anecdotes, des saynètes constituent la matière première de cette prose à la fois légère et profonde. Une pensée qui vagabonde sans jamais s'égarer ; des rêveries d'un « promeneur solitaire », mettant en scène une foule de personnages, aux destins souvent rocambolesques.

  • Biophilie

    Edward Osborne Wilson

    « Je définirais la "biophilie" comme la tendance innée à se concentrer sur la vie et les processus biologiques. Depuis notre prime enfance, nous nous préoccupons avec bonheur de nous-mêmes et des autres organismes. Nous apprenons à faire le départ entre le vivant et l'inanimé et nous nous dirigeons vers le premier comme des phalènes vers une lampe. Nous apprécions en particulier la nouveauté et la variété. Tout cela se conçoit d'emblée, mais il y a encore beaucoup à en dire. J'entends démontrer qu'explorer la vie, s'affilier à elle, constitue un processus profond et complexe du développement mental. Dans une mesure encore sous-évaluée par la philosophie et la religion, notre existence repose sur cette inclination.
    La biologie moderne a conçu une façon toute nouvelle de considérer l'univers, laquelle s'accorde du avec ce point de vue de la biophilie. En d'autres termes, l'instinct, pour une fois, s'aligne sur la raison. J'en tire une conclusion optimiste : c'est pour autant que nous en viendrons à comprendre d'autres organismes que nous leur accorderons plus de prix, comme à nous-mêmes. » Edward O. Wilson

  • Fières du beau succès qu'a connu Quand la nature inspire la science depuis 2011, les éditions Plume de carotte vous proposent une réédition revue, augmentée et relookée, rebaptisée Biomimétisme !

    Saviez-vous que le velcro est le résultat de l'observation d'une plante « accrocheuse », la Bardane ?

    Saviez-vous que la première montre-réveil est inspirée du grillon ?

    Saviez-vous que la coquille St Jacques est à l'origine de l'invention de la tôle ondulée ?

    Saviez-vous que les yeux anti-reflets des mouches ont permis la création de panneaux photovoltaïques ?

    Nous sommes loin d'imaginer comment les animaux et les plantes ont pu inspirer, depuis des centaines d'années, les inventeurs, les ingénieurs, les architectes, les scientifiques... Cette science, en grande partie empirique, s'appelle le « biomimétisme » et était déjà pratiquée par les Égyptiens antiques et Léonard de Vinci.

    Ce livre va vous montrer comment elle est devenue l'un des aspects les plus prometteurs de la recherche contemporaine - prometteur de découvertes et d'inventions fascinantes, prometteur de technologies de pointe qui ne nuiront même pas à l'environnement !

    Des technologies non polluantes, des matériaux entièrement recyclables, des énergies renouvelables, des techniques utilisant considérablement moins d'énergie...

    La nature est à la fois merveilleuse et généreuse, il suffit de savoir l'observer pour en tirer le plus grand profit !

  • Qui ne s'émerveille devant l'étonnante diversité du monde végétal? Or chaque plante a une histoire. Botaniste voyageuse et passionnée, Katia Astafieff a sélectionné dix incroyables histoires de plantes venues d'ailleurs tels le tabac, le kiwi, le thé ou encore la fraise. Dix plantes, dix explorateurs partis à l'aventure au bout du monde, des chercheurs d'or vert, des Indiana Jones de la botanique. De Robert Fortune, déguisé en mandarin pour voler le secret du thé aux chinois à l'excentrique Joseph Rock, qui a risqué sa vie pour faire parvenir en occident quelques graines d'une délicate pivoine inconnue jusqu'alors.

  • La question ne se pose plus aujourd'hui, mais jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la sexualité des plantes a fait l'objet de nombreuses controverses entre hommes de sciences et hommes d'Église; il a fallu en faire la découverte, démontrer sa réalité et surtout la faire admettre! Et ce n'est qu'en 1694 que Rudolf Jakob Camerarius apporte pour la première fois la preuve d'une relation fécondante entre fleurs mâles et fleurs femelles. C'est cette grande épopée historique et scientifique que Fleur Daugey nous raconte avec brio, l'histoire de cette découverte tardive, les débats houleux qu'elle a suscités, mais aussi la symbolique ambiguë des plantes depuis l'Antiquité, dans un livre joliment illustré.

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