• L'artiste allemande Anne Imhof conçoit le numéro 31 du magazine PALAIS à l'occasion de l'exposition Natures Mortes, sa carte blanche au Palais de Tokyo.
    Après avoir assiégé le pavillon allemand avec son chef-d'oeuvre Faust récompensé par le Lion d'or à la Biennale de Venise en 2017, Anne Imhof prend possession de l'ensemble du Palais de Tokyo, pour composer une oeuvre totale et polyphonique. Elle y fait fusionner l'espace et les corps, la musique et la peinture, ses oeuvres et celles de ses complices, l'artiste Eliza Douglas et la trentaine d'artistes invités.
    Au sommaire de ce numéro : Interviews d'Anne Imhof et d'Eliza Douglas par Vittoria Matarrese. Textes de Laurence Bertrand Dorléac, Jean René Étienne, Emma Lavigne, Paul B. Preciado, Catherine Wood, Renaud Gadoury et Hugo Vitrani.
    Deux larges ensembles iconographiques consacrés au travail d'Anne Imhof et à son projet au Palais de Tokyo, comprenant de nombreuses vues de l'exposition, et aux oeuvres des artistes d'hier et d'aujourd'hui présentées dans Natures Mortes.

  • Le numéro 30 du magazine Palais est publié à l'occasion de l'exposition « Futur, ancien, fugitif », présentée au Palais de Tokyo du 16 octobre 2019 au 5 janvier 2020. Cette exposition consacrée à une scène française s'appuie sur une conception ouverte de l'inscription territoriale et échappe aux effets d'une tabula rasa qui voudrait qu'une génération en éclipse une autre. Elle réunit une quarantaine d'artistes, né·e·s entre les années 1930 et les années 1990, qui vivent et travaillent tou·te·s, dans et avec leur époque.
    Au sommaire de ce numéro 30 :
    Un grand entretien rassemble les paroles des artistes de l'exposition. Construit à partir de leurs réponses à un ensemble de questions thématiques que nous leur avons posées individuellement, il s'intéresse au contexte dans lequel se développe leur pratique - concernant leurs influences théoriques ou artistiques, leurs modes de vies et leurs conditions matérielles d'existence, ou encore leur rapport à la transmission - et tente de dresser un panorama (forcément fragmentaire) de ce qui nourrit, influence, inspire leur travail. Cet entretien est illustré par un large ensemble iconographique de plus de deux cents oeuvres.
    Avec Nils Alix-Tabeling, Mali Arun, Fabienne Audéoud, Carlotta Bailly-Borg, Grégoire Beil, Martin Belou, Jean-Luc Blanc, Maurice Blaussyld, Anne Bourse, Kévin Bray, Madison Bycroft, Julien Carreyn, Antoine Château, Nina Childress, Jean Claus, Jean-Alain Corre, Jonas Delaborde, Bertrand Dezoteux, Vidya Gastaldon, Corentin Grossmann, Hendrik Hegray, Agata Ingarden, Renaud Jerez, Pierre Joseph, Laura Lamiel, Anne Le Troter, Antoine Marquis, Caroline Mesquita, Anita Molinero, Aude Pariset, Nathalie Du Pasquier, Marine Peixoto, Jean-Charles de Quillacq, Antoine Renard, Lili Reynaud-Dewar, Linda Sanchez, Alain Séchas, Anna Solal, Kengné Téguia, arah Tritz, Nicolas Tubéry, Turpentine, Adrien Vescovi, Nayel Zeaiter et la participation visuelle de Marc Camille Chaimowicz.
    Ainsi que six essais inédits :
    - Un texte de l'équipe curatoriale de l'exposition (Franck Balland, Daria de Beauvais, Adélaïde Blanc, Claire Moulène et Marilou Thiébault) en présente les enjeux et en propose un parcours.
    - « Un artiste est toujours plus qu'un artiste » par Laurent Jeanpierre, propose une étude, d'un point de vue socioéconomique, des vies d'artiste et des façons d'être artiste en France aujourd'hui. Il analyse leur impact sur la façon dont l'art se fait, s'expose et se comprend.
    - « Robinson et les fugitifs » par Éric Mangion, s'interroge sur la façon dont une jeune génération d'artistes effectue un pas de côté et s'oriente vers des voies de traverse pour inventer des façons de faire de l'art et le partager.
    - « Bacchus et l'électricité » par Jill Gasparina, esquisse une histoire des rapports à la fois conflictuels et fertiles entre sciences, technologies et art en France. Elle met en lumière la manière dont un imaginaire technologique « à la française » nourrit la création artistique contemporaine.
    - « Massage d'interface » par Elsa Boyer, étudie les rapports intimes, corporels et émotionnels que nous développons au contact des interfaces et outils numériques et comment des artistes s'en emparent via une esthétique du vulgaire.
    - « C'est aujourd'hui, toujours » par Géraldine Gourbe, s'interroge sur l'héritage difficile de l'identité française au sein de la scène artistique actuelle. Pour tenter d'en repérer de possibles raisons, elle propose un retour sur un épisode de l'histoire de l'art en France, le Nouveau Réalisme.

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