Gallimard

  • Mohican

    Eric Fottorino

    Brun va mourir. Il laissera bientôt ses terres à son fils Mo. Mais avant de disparaître, pour éviter la faillite et gommer son image de pollueur, il décide de couvrir ses champs de gigantesques éoliennes. Mo, lui, aime la lenteur des jours, la quiétude des herbages, les horizons préservés. Quand le chantier démarre, un déluge de ferraille et de béton s'abat sur sa ferme. Mo ne supporte pas cette invasion qui défigure les paysages et bouleverse les équilibres entre les hommes, les bêtes et la nature. Dans un Jura rude et majestueux se noue le destin d'une longue lignée de paysans. Aux illusions de la modernité, Mo oppose sa quête d'enracinement. Et l'espoir d'un avenir à visage humain.
    Avec Mohican, Éric Fottorino mobilise toute la puissance du roman pour brosser le tableau d'un monde qui ne veut pas mourir.

  • Devine cherche et trouve nature Nouv.

    Oryx, girolle, régalec, saguaro, kelp...
    Devinez, cherchez et trouvez à quelles espèces animales ou végétales appartiennent ces noms insolites et merveilleux, et dans quel biotope ils vivent. Une plongée onirique au coeur de 16 écosytèmes, de la jungle au lagon, des abysses au verger, en passant par la ville et la montagne... pour découvrir plus de 90 espèces végétales et animales tout en s'amusant.

  • «Dans une lettre adressée à André Billy pour le remercier d'un compte rendu, Apollinaire déclarait :
    "Quant aux Calligrammes, ils sont une idéalisation de la poésie vers-libriste et une précision typographique à l'époque où la typographie termine brillamment sa carrière, à l'aurore des moyens nouveaux de reproduction que sont le cinéma et le phonographe." Certes la carrière de la typographie, en donnant à ce mot son acception la plus large et en y intégrant tous les perfectionnements récents qu'Apollinaire ne connaissait pas : linotype, lumitype, etc., est bien loin d'être terminée, pourtant, près de cinquante ans plus tard (quand on lit ces textes si frais, on a peine à croire qu'ils ont été composés il y a déjà si longtemps), sa vision nous apparaît comme prophétique. [...] L'intérêt que, dès sa jeunesse, Apollinaire avait marqué pour les caractères cunéiformes et chinois, la sensibilité qu'il avait pour les vieux beaux livres du Moyen Âge ou de la Renaissance, lui ont permis de sentir d'emblée ce qu'il y avait de décisif dans l'introduction flagrante de lettres et de mots dans leurs tableaux par les cubistes, et à l'interpréter dans le contexte de cette révolution culturelle en train de s'esquisser.
    Le recueil projeté d'idéogrammes lyriques mis en souscription en 1914 et qui devait comprendre tous les calligrammes figuratifs de la première section de notre recueil "Ondes" (terme que la "Lettre-Océan" nous oblige à interpréter comme désignant avant tout les ondes de la radio), était, comme en témoigne son titre "Et moi aussi je suis peintre", une réponse poétique à la prise de possession de la lettre et du mot par la peinture cubiste, mais dès le "Bestiaire ou Cortège d'Orphée" de 1911 on voit posé de la façon la plus franche le problème du rapport entre le poème, son illustration et la page.».
    Michel Butor.

  • "Toutes les mythologies parlent, soit d'un centre original du monde, soit d'un arbre sorti de terre et qui gagne le ciel, soit d'un mont sacré, en tout cas d'une possibilité de communication avec l'au-delà. Or, il faut que cette possibilité existe, que l'arbre ou la montagne soit là pour de vrai, au même titre que l'Everest ou le mont Blanc. C'est ce que pense l'auteur du récit et il réunit une expédition pour découvrir le mont Analogue.
    La description des membres de l'expédition permet à René Daumal d'exprimer sa fantaisie. La base du mont est finalement découverte : c'est la courbure de l'espace qui empêchait de la voir. Le récit est inachevé, mais il est assuré que l'expédition, qui a disparu à nos regards de lecteurs, poursuit son ascension. Naturellement, les personnages et les circonstances du Mont Analogue sont symboliques : telle est la littérature quand elle se veut utile à l'homme.
    Dans la circonstance, elle éveille doublement, car toutes les phrases portent. Cela tient à l'intelligence très personnelle de René Daumal et à ce qu'on pourrait appeler son lyrisme de l'ironie".
    Roger Nimier

  • Vols au crépuscule se présente comme un recueil d'essais entre souvenirs personnels, pensées intimes et descriptions naturalistes de la faune et de la flore. Dans une prose poétique et délicate, mais aussi souvent drôle et espiègle, Helen Macdonald traite d'une grande variété de sujets, de la migration des oiseaux au-dessus des gratte-ciel de New York à sa rencontre inattendue avec un sanglier, en passant par l'étude de la vie nocturne d'une forêt anglaise et le souvenir encore vif d'un terrain vague de son enfance et de l'écosystème fascinant qui s'y déployait. Prenant pour appui la vie sauvage, elle analyse le rapport entre la captivité et la liberté, la nature et le sacré, l'immigration humaine et les migrations aviaires. Elle nous invite également à partager ses plus inoubliables expériences : observer les nids, partir sur les traces d'oiseaux rares, contempler la beauté d'une éclipse totale...
    Pétris d'un profond engagement écologiste, ces essais témoignent aussi d'une méditation plus large sur la mémoire, l'amour, la perte, l'espoir et la façon dont nous tâchons de trouver un sens au monde qui nous entoure. Dotée d'une écriture précise et lumineuse, Helen Macdonald parvient à transmettre avec passion son goût pour l'observation, nous offrant un livre généreux, captivant et fondamental.

  • Un album documentaire aussi sublime que fascinant sur le poulpe !
    Doté d'une grosse tête posée directement sur 8 bras couverts de ventouses, le poulpe est considéré comme le plus intelligent des invertébrés. Découvrez la diversité de ce céphalopode qui présente plus de deux cent variétés ! Vous apprendrez tout sur les poulpes : leur régime alimentaire, leur habitat, leur façon de se déplacer, leur personnalité, leurs méthodes pour chasser ou se camou?er ! Pour échapper aux prédateurs, ils peuvent par exemple changer la texture et la couleur de leur peau en une fraction de seconde pour se fondre dans leur environnement. Certaines espèces mesurent jusqu'à cinq mètres de long et alimentent bon nombre de légendes, notamment le fameux mythe du Kraken.

  • Catalogue de l'exposition « Ex Africa » qui vise à montrer et à faire comprendre les relations qui existent aujourd'hui et depuis la fin du XXe siècle entre les arts contemporains et les arts africains anciens. Il s'agit d'en finir avec la notion de primitivisme telle qu'elle était énoncée en 1984 dans l'exposition « Primitivism » au MoMA et de montrer que les idées et les formes propres à ces arts sont aujourd'hui plus vivantes que jamais.

  • Le XIXe  siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles. Si les grands voyages d'exploration témoignent de la diversité du monde et de la variété des espèces vivantes, la géologie dévoile l'inimaginable antiquité de la terre, et l'étude des fossiles révèle les prémices de la vie et l'existence d'espèces disparues, dont les dinosaures. La découverte de l'homme préhistorique questionne tout autant : comment le représenter ? Qui était le premier artiste ? Dans la seconde moitié du siècle, Darwin et ses adeptes interrogent les origines de l'homme, sa place dans la Nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Ce bouleversement dans les sciences, ainsi que les débats publics qui traversent le siècle, in?uencent profondément les artistes. L'esthétique symboliste de la métamorphose se peuple alors de monstres et d'hybrides. L'in?niment petit, la botanique et les profondeurs océaniques inspirent les arts décoratifs. À la croisée des sciences et des arts, cet ouvrage confronte les principaux jalons des découvertes scienti?ques avec leur parallèle dans l'imaginaire.

  • De larges extraits du "Bestiaire" réunissent des quatrains inspirés par les animaux les plus familiers ou les plus aimés des enfants : du chat à la sauterelle en passant par le dromadaire et le dauphin.

  • Ce livre revisite de fond en comble le genre de la nature morte comme lieu idéal du dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre présent et passé. Il invite à repenser l'histoire et la géographie de la représentation des choses : il remonte à la Préhistoire et ouvre des frontières sur d'autres contrées que l'Europe et les États-Unis. Il établit des correspondances entre les arts contemporains et les arts anciens en montrant de quelle manière les choses représentées par les artistes sont un bon observatoire des sensibilités.Cet essai est aussi une histoire de la tension entre l'abondance et son contraire, entre l'être et l'avoir depuis que l'on accumule des vivres, des outils, des armes, des proies, des vêtements, des parures, des choses désirables. Il est fondé sur l'observation des oeuvres d'art des peintres, sculpteurs, photographes et cinéastes (anonymes, Piraïkos, Mu Qi, Aertsen, Spoerri, Gupta, Tati, Tarkovski...) et sur la pensée des savants (Philostrate, Marx, Weber, Sterling, Barthes, Latour, Appadurai...) - et est traversé par l'esprit des poètes et des écrivains (Montaigne, Deubel, Baudelaire, Hugo, Michaux, Ponge, Perec...).

  • Salzbourg, c'est la beauté, l'art, la culture. C'est aussi une ville au climat pourri, peuplée de bourgeois bornés, mesquins, matérialistes, hypocrites, une ville haïe de l'auteur qui y est né, qui ne peut jamais y retourner sans se sentir à nouveau accablé par l'atmosphère qui s'en dégage, où tout être sensible se sent condamné à tous les abandons et parfois au suicide. C'est l'idée du suicide qui obsédait le collégien lorsque, dans le cagibi à chaussures de l'internat où l'avait placé son grand-père, il étudiait le violon. Internat dirigé par un nazi, selon des méthodes éprouvées, guère différentes de celles des bons catholiques qui le remplacèrent après la défaite. Entre-temps il y a eu la guerre et les bombardements avec leurs visions d'horreurs. Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. D'abord tenu par les nazis, il est reconverti en établissement catholique, après la chute du IIIe Reich, mais les méthodes restent les mêmes... Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.

  • Une sélection unique de 37 superbes planches Deyrolle pour observer en détail plantes et animaux. Un livre qui donne envie de dessiner, colorier, imaginer, jouer aux 7 erreurs, assembler des paires ou trouver son chemin dans un labyrinthe.
    Mais aussi un album rempli d'activités: préparer des confitures, faire des bonbons, fabriquer une mangeoire pour des oiseaux, cueillir des champignons ou planter des haricots. Autant de jeux et de projets sur le thème de la nature pour apprendre en s'amusant, développer sa créativité et prendre conscience de la richesse et de la fragilité de notre environnement.

    Les parents et les grands-parents retrouvent avec plaisir les tableaux de leur enfance et les enfants apprennent en s'amusant.

  • 'Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire.
    Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces!
    Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.' Jean-Loup Trassard.

  • 600 pastilles noires sont réparties parmi les époustouflantes sculptures de papier qui se déploient lorsque l'on tourne les pages. Une petite phrase d'accroche indique le nombre de pastilles à trouver dans chaque page. Après l'immense succès de « Un point rouge » et « 2 Bleu », David Carter récidive avec « 600 pastilles noires », son nouveau pop-up ludique toujours plus ingénieux. Une chasse au trésor pour des heures de divertissement !

  • Dans un article paru en 1999 dans Le Débat, Nathalie Heinich proposait de considérer lart contemporain comme un genre de lart, différent de lart moderne comme de lart classique. Il sagissait den bien marquer la spécificité un jeu sur les frontières ontologiques de lart tout en accueillant la pluralité des définitions de lart susceptibles de coexister. Quinze ans après, la "querelle de lart contemporain" nest pas éteinte, stimulée par lexplosion des prix, la spectacularisation des propositions et le soutien dinstitutions renommées, comme lillustrent les "installations" controversées à Versailles.
    Dans ce nouveau livre, l'auteur pousse le raisonnement à son terme : plus quun "genre" artistique, lart contemporain fonctionne comme un nouveau paradigme, autrement dit "une structuration générale des conceptions admises à un moment du temps", un modèle inconscient qui formate le sens de la normalité.
    Nathalie Heinich peut dès lors scruter en sociologue les modalités de cette révolution artistique dans le fonctionnement interne du monde de lart : critères dacceptabilité, fabrication et circulation des uvres, statut des artistes, rôle des intermédiaires et des institutions... Une installation, une performance, une vidéo sont étrangères aux paradigmes classique comme moderne, faisant de lart contemporain un objet de choix pour une investigation sociologique raisonnée, à distance aussi bien des discours de ses partisans que de ceux de ses détracteurs.

  • Les peuples d'Asie septentrionale reconnaissent parmi eux des individus doués de qualités hors du commun à qui ils confient la gestion des relations avec le monde invisible.
    Le terme utilisé en Occident pour les désigner, "chamane", appartient aux langues toungouses de Sibérie. Au cours de rituels destinés à une communauté, une famille ou un individu, les chamanes font surgir dans leurs chants des esprits anthropomorphes et zoomorphes et miment les dialogues, négociations et combats qu'ils mènent avec eux. Par la force ou l'habileté, le chamane obtient ainsi pour ceux qui le consultent la guérison, la fécondité, le succès à la chasse ou le croît du bétail.
    Les traditions chamaniques d'Asie centrale et septentrionale présentent une forte unité, notamment en raison de la continuité du fond culturel turco-mongol qui, au fil des migrations, s'est étendu jusqu'à l'Arctique et à la Méditerranée. Comme la plupart des positions sociales dans le monde turco-mongol, la fonction de chamane est fortement héréditaire. Dans les pratiques mêmes des chamanes, de nombreux thèmes directement issus de la civilisation nomade des steppes occupent une place centrale.
    Souvent assimilé à un guerrier ou un cavalier, le chamane d'Asie se distingue du chamane amérindien par l'attirail d'objets chamarrés dont il s'entoure : tambour, "armes", "cuirasse", "monture", cravache... La diffusion de l'islam en Asie centrale, à partir du VIIIe siècle, ne signe pas la fin du chamanisme, car celui-ci est recomposé avec cette nouvelle religion et, en particulier, avec sa forme mystique, le soufisme.
    Un phénomène semblable se produit dans les régions où le bouddhisme est introduit à partir du VIIe siècle (Tibet, Mongolie). Dans la nouvelle société musulmane, le chaman remplit généralement une fonction de thérapeute, parfois en association avec l'art du barde. Le XXe siècle a réuni dans un destin commun les chamanes d'Asie centrale et septentrionale, soumis aux persécutions des régimes communistes en URSS et en Chine.
    Vus comme des alliés de la classe dominante, de nombreux chamanes furent exilés et exécutés. Lorsque les pratiques chamaniques réapparurent au grand jour au début des années 1990, ce fut dans un monde nouveau. Si certains chamanes ont tenu à rester fidèles aux traditions perpétuées dans le secret pendant la période soviétique, d'autres ont choisi de s'adapter au monde urbanisé moderne en vendant leurs services dans le cadre d'associations.
    Dans les sociétés occidentales, les tenants du New Age prônent un "néochamanisme", dans lequel les rituels de guérison peuvent désormais s'enseigner, se transmettre, voire faire l'objet d'un commerce lucratif.

  • Découvrez Expérience et nature, le livre de John Dewey. John Dewey (1859-1952) est l'auteur d'une oeuvre dont le public français n'a pu encore prendre toute la mesure. La traduction d'Expérience et nature vient combler à cet égard une lacune importante. C'est sans nul doute en effet l'une de ses oeuvres majeures. Publié en 1925 après Reconstruction en philosophie (1920) et Human Nature and Conduct (1922), Expérience et nature offre la version la plus claire et la plus systématique de son pragmatisme et de ce que Dewey nomme lui-même son "naturalisme empirique". Il le conçoit comme la seule manière de surmonter les dualismes et les incompatibilités qui affectent l'existence collective et individuelle. A travers une réflexion critique sur 1'expérience, l'ouvrage se propose de mettre au jour les ressorts d'une pensée et d'une action orientées vers une vision compréhensive et constructive de l'existence. Il est composé de dix chapitres qui discutent successivement les rapports de l'expérience et de la méthode philosophique ; la précarité et la stabilité de l'existence ; le rapport de la nature à des fins aux moyens et à la connaissance, à la communication et au sens, à l'esprit, au Soi et au corps ; le statut des idées et de la conscience, celui de l'expérience dans la nature et dans l'art, et enfin la place des valeurs et de la pensée critique dans l'existence. Expérience et nature n'offre aucun remède assuré contre les maux qu'il s'attache à circonscrire sous ces différents rapports ; il vise à "inspirer à l'esprit le courage et la vitalité nécessaires à la création des valeurs qu'appellent les perplexités d'un nouveau monde".

  • " L'Univers des Formes ", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. En couvrant les cinq continents, La Préhistoire donne à comprendre la dimension universelle de l'art préhistorique, sa continuité temporelle parcourant quelque 40000 ans et sa fonction symbolique et identitaire pour les sociétés de la Préhistoire. Grottes magdaléniennes de Lascaux et d'Altamira, Vénus gravettiennes de Willendorf et de Kostienki, peintures néolithiques d'Algérie, art rupestre des Bochimans d'Afrique du Sud, scènes préhistoriques d'Inde, art sacré aborigène d'Australie, signes et animaux paléoindiens du Brésil... en une infinité de formes artistiques, conçues dans les replis rocheux ou surgies de la pierre et de l'os, l'Homme de la Préhistoire formule sa propre vision de son univers. Le texte d'origine de Denis Vialou, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à l'auteur, professeur et directeur de recherche au Muséum national d'histoire naturelle.

  • Né en 1940 à Tokyo, Araki Nobuyoshi est désormais universellement reconnu comme l'un des tout premiers artistes du Japon contemporain, comme l'un des principaux photographes d'aujourd'hui.
    Le secret du succès planétaire d'Araki n'est pas bien difficile à trouver. Il tient à la formule à laquelle on réduit le plus souvent son oeuvre en ne retenant d'elle que sa capacité à manufacturer de séduisantes images qui satisfont le désir un peu stéréotypé de l'Occident attendant d'un artiste japonais un certain mélange attendu d'érotisme et d'exotisme, de modernité et de tradition. Mais, lorsqu'il atteint de telles proportions, le succès n'est-il pas toujours au prix du contresens, du malentendu ?
    Araki a fait lui-même de sa vie une légende. Selon la formule singulière du « watakushi-shôsetsu » (le « roman du Je » japonais), son oeuvre de développe à la façon d'un formidable récit personnel où la prolifération des photographies prises, tout en réfléchissant le monde dans le contexte des fantastiques mutations connues par le Japon contemporain, se rapporte à l'insistante confrontation d'un individu avec une expérience de la perte et de la possession amoureuses dont l'image, iincessamment déclinée, du nu féminin devient l'emblème. Une fiction s'inscrit ainsi chez l'artiste japonais. Afin d'interroger la vérité qu'elle contient, « Araki enfin » se donne comme la fiction de cette fiction.

  • Taxidermie

    Alexis Turner

    Des musées d'histoire naturelle aux trophées de chasse et aux oeuvres d'artistes contemporains, les animaux naturalisés exercent une étonnante fascination, tant leur présence rappelle celle du monde vivant. Sous le titre de Taxidermie , ce livre montre pour la première fois les plus belles réalisations de « l'art de préparer, naturaliser et monter les dépouilles de façon à recréer une sensation de vie ». Spectaculaire hommage à la beauté des formes animales, mais aussi à ces collectionneurs qui en ont fait un élément, souvent insolite, toujours surprenant, de leur décor quotidien !

  • Qu'on se le dise, le gibier n'est pas « commode ». C'est à tort qu'on lui prête de bons sentiments à notre égard. Et cela vaut pour tous les animaux. Si nous ne savons pas ce que les bêtes pensent de nous, nous ne savons guère plus ce qu'il faut penser d'elles. Elles occupent une place indécise entre l'homme et la pierre, tantôt jugées comme des « créatures irraisonnables », tantôt comme des alter egos. Depuis la mise en cause de l'humanisme cartésien et la montée en puissance de l'écologisme, nos contemporains l'investissent de leurs propres raisons et de leurs propres sentiments. Prenant prétexte d'hypothétiques recettes de cuisine, « lièvre à la royale » ou « ragoût de cerf », sans oublier la célèbre « préparation » culinaire de Bambi due à Felix Salten et Walt Disney, l'auteur prend à rebours cette tendance anthropomorphique. L'ouvrage est illustré de gravures originales de Françoise Pétrovitch, qui, affectant d'orner un service destiné aux repas de chasse, subvertit le rapport homme-animal en inversant la relation habituelle du chasseur et de sa proie.

  • Le faucon, favori des princes

    Remy/Beck

    En egypte, il est l'incarnation du dieu horus; dans le rigveda, c'est indra qui prend la forme d'un faucon pour apporter aux hommes la nourriture des dieux.
    Les origines de la chasse au vol se perdent dans la nuit des temps, mais c'est au moyen age que la fauconnerie connaît son âge d'or : avec passion, faste et puissance, elle devient la distraction favorite des seigneurs, le privilège de la noblesse. partageant la vie quotidienne de ces oiseaux de luxe, les fauconniers médiévaux peuvent être considérés comme les ancêtres des ornithologues contemporains.

  • Vue logique et matériel, il s?agit là d?une absurdité. Pour que les végétaux soient, il faut que la lumière soit. En revanche d?un point de vue métaphysique et moral, il s?agit là d?une vérité profonde. A quoi servirait le soleil s?il n?y avait personne pour le voir ? La Bible met le regard au centre de la Création.
    La peinture fait de même: elle peint les végétaux pour faire voir la lumière, les végétaux étant la lumière de la lumière. Les végétaux sont la lumière de la lumière comme la peinture est un regard faisant vivre le regard." Ce volume est publié à l?occasion de l?exposition de Marc Couturier "Le troisième jour", qui se tiendra au musée de la Chasse et de la Nature du 22 mai au 2 septembre 2012.

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