Flammarion

  • Philippe Descola est aujourd'hui l'anthropologue français le plus commenté au monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. De ses enquêtes auprès des Indiens jivaros de Haute-Amazonie à son enseignement au Collège de France, il revient sur son parcours d'anthropologue - son expérience du terrain et les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980-, et éclaire aussi la question environnementale et le droit des sociétés indigènes.

    Dans cette synthèse sous forme d'entretiens, il s'intéresse tout particulièrement à nos façons d'habiter une planète remplie de "non-humains" - plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental

  • Des objets incongrus, des gestes excentriques, mais aussi des photographies, des vidéos et des peintures de facture traditionnelle, voilà ce qui constitue l'art contemporain. Quelquefois, ces oeuvres étonnent ou choquent. Elles suscitent en même temps la curiosité, au point de s'y perdre un peu. Aussi, pour qui s'aventure dans le monde de l'art, l'auteure de ce livre fournit des repères et suggère quelques pistes de réflexion. Depuis quand l'art « moderne » est-il devenu « contemporain » ? Pourquoi les artistes ont-ils voulu transformer le rapport des spectateurs avec les oeuvres ? Et quand les frontières avec la mode, l'architecture ou même des objets rituels deviennent floues, peut-on encore faire entrer cet art dans une définition ?

    Ce livre révèle en quoi l'art contemporain est avant tout un espace ouvert, une aire de liberté pour penser et agir différemment quand les idéologies et les systèmes philosophiques qui nous guident sont en crise.

  • L'ardeur subversive de Duchamp s'est portée dès 1913 contre le langage. Il n'entreprend pas comme Tzara, Hausmann ou Schwitters de revenir aux sources mêmes du langage, aux phonèmes élémentaires sensibles à l'oreille, mais plutôt, suivant une démarche très rimbaldienne, de donner à chaque mot, à chaque lettre, une valeur sémantique arbitraire.

  • Jour après jour, le biologiste a observé un mètre carré de sol forestier des Appalaches une année durant. Il livre ses réflexions et ses découvertes sur l'écologie, l'évolution du vivant, l'interaction entre les espèces, le rythme des saisons et les conséquences de l'activité humaine sur la nature.

  • Une histoire de l'art moderne et contemporain à travers l'étude de la présence de l'idiotie (l'invention du rire, la fantaisie, l'inconscience) dans les arts plastiques, le cinéma, la musique et la littérature

  • La pensée du célèbre naturaliste autrichien décédé en 1989. Il fut l'initiateur de l'éthologie, science qui étudie le comportement animal de manière comparative.

  • Dans ce livre, paru en 1963 et devenu un classique de l'éthologie, Konrad Lorenz montre que l'agression n'a en elle-même rien de pathologique ou de «mauvais». Elle est un «instinct» qui, comme beaucoup d'autres, aide à la survie des espèces. Et si le comportement agressif est parfois exagéré jusqu 'à devenir nuisible et manquer son but, l'évolution a «inventé» des mécanismes ingénieux pour diriger cette agressivité vers des voies inoffensives.
    Chez l'homme, cependant, à qui manque ce dispositif de sécurité, l'instinct d'agression semble avoir dépassé son utilité depuis que les armes modernes ont multiplié les possibilités de destruction.
    Pour l'auteur, l'étude de la conduite des animaux nous éclaire sur les dangers qui nous guettent. En se penchant avec un humour attentif sur les mariages des oies sauvages, les combats territoriaux de certains poissons ou les inhibitions quasi morales des loups, Lorenz entraîne le lecteur vers des réflexions imprévues et toujours profondes.

  • «Assis par terre avec mon magnétophone, m'efforçant de me faire le plus discret possible, j'étais stupéfait par chaque son nouveau. L'ambiance sonore prenait du relief dans ses moindres détails : le bruit de ma respiration, le léger mouvement de mon pied, un oiseau qui se posait tout près en dérangeant les feuilles mortes puis s'envolait, alarmé. Jusqu'à ce moment précis, je n'avais jamais perçu le merveilleux babillage qui remplissait la nature...» C'est par hasard que Bernie Krause, musicien dans la Californie des années 1960-1970 - les Doors, la musique de Rosemary's Baby et d'Apocalypse Now -, découvre la richesse des sons de la nature. Depuis, il consacre sa vie à enregistrer les animaux du monde entier. Revenant sur son parcours et ses travaux, il offre une merveilleuse plongée dans l'univers sonore du monde sauvage. Et nous invite à célébrer, malgré le vacarme des activités humaines, la somptueuse symphonie de la nature.

  • Cette passionnante étude présente un panorama de la curiosité encyclopédique qui fonde la plupart des cabinets du XVIIe siècle. Les cabinets de curiosités sont un résumé du monde au moyen de ce qu'il offre de plus bizarre et de plus exotique. La prodigieuse hétérogénéité des collections - Crocodiles du Nil côtoyant les petites médailles d'or ou d'argent de l'antiquité, tulipes et hyacinthes discutant avec une tête de monstre et un canoë indien - n'est qu'une forme achevée d'un trait essentiel de la curiosité européenne du siècle des Lumières : son ouverture à l'ensemble des phénomènes visibles du monde, créés par Dieu ou par l'homme.
    Antoine Schnapper, en étudiant le cas français, passe en revue les acteurs variés de cette Comédie de la curiosité et montre combien de vieilles légendes restent néanmoins vivaces, ce qui expliquent l'attachement de ces collections pour des objets aussi étrange que la corne de licorne, la rose de Jéricho ou les dents de géants. Le Géant, la licorne et la tulipe est un livre essentiel sur l'étude des cabinets de curiosités en France, qui complète Curieux du Grand Siècle (Champs), ouvrage fondamental sur les collectionneurs au XVIIe siècle.

  • Des objets incongrus, des gestes excentriques, et tout aussi bien des photographies, des vidéos et des peintures de facture traditionnelle, voilà ce qui constitue l'art contemporain. Quelquefois, ces oeuvres étonnent ou choquent le public. Elles suscitent en même temps sa curiosité : jamais on ne s'est autant pressé dans les musées d'art contemporain, dans les biennales et les foires d'art. Au point de s'y perdre un peu. Aussi, pour qui s'aventure dans le monde de l'art, ce livre est un vade-mecum, il fournit des repères. Et pour qui s'interroge, l'auteur rend compte de ses observations critiques et suggère des sujets de réflexion. Depuis quand l'art " moderne" est-il devenu " contemporain "? Comment expliquer qu'il s'engage dans des voies si contradictoires ? Pourquoi les artistes ont-ils voulu transformer le rapport des spectateurs avec les oeuvres? Et quand les frontières avec la mode, l'architecture, le film documentaire, ou même des objets rituels, deviennent très floues, peut-on encore faire entrer cet art dans une définition ? Ce livre révèle en quoi l'art contemporain est avant tout un espace ouvert, une aire de liberté pour penser et agir différemment quand les idéologies et les systèmes philosophiques qui nous guident sont en crise.

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